
La Rampe à Colombes
Marche fraternelle sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle de 14 personnes accueillies à La Rampe isolées qui vivent dans la précarité.
Une marche fraternelle sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle
Cette année, l’équipe de La Rampe, accueil de jour du Secours Catholique pour les personnes sans domicile ou en situation d’errance à Colombes, organise une marche sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Quatorze personnes accueillies à La Rampe participent à cette aventure. Toutes connaissent la précarité et l’isolement. Elles souhaitent vivre une expérience différente, loin de leur quotidien, tout en restant en lien avec les personnes restées à Colombes.
Au-delà du défi physique, cette marche veut faire grandir l’esprit de fraternité. Les participants apprennent à prendre soin les uns des autres, à respecter les lieux traversés et à vivre des rencontres enrichissantes. Ils portent aussi une attention particulière aux plus fragiles.
Le projet poursuit trois objectifs. D’abord, permettre aux marcheurs de se ressourcer physiquement, mentalement et spirituellement. Ensuite, créer de nouveaux liens d’amitié. Enfin, valoriser les talents de chacun et renforcer la confiance en soi.
Depuis février 2016, les participants préparent cette aventure grâce à une marche d’entraînement chaque mois. Par ailleurs, un groupe de préparation réfléchit à l’animation du séjour, notamment sur le plan spirituel. Six bénévoles accompagnent également les marcheurs tout au long du projet.
Calendrier de la marche
- Départ de La Rampe à Colombes : 3 octobre au matin.
- Marche du Puy-en-Velay à Aubrac : du 4 au 10 octobre, soit 122 kilomètres.
- Retour à Colombes : le 11 octobre en train ou en minibus.
Accueillir et protéger les plus fragiles
L’équipe de La Rampe accompagne chaque jour des personnes confrontées à des situations particulièrement difficiles.
Le 16 septembre, une jeune réfugiée congolaise de 23 ans est arrivée à La Rampe avec son frère de 17 ans et son fils de 6 ans. Elle possède un titre de séjour obtenu à Mayotte et venait d’arriver en métropole.
La veille, une personne les avait trouvés dans la rue près de son foyer. Malgré les règles qui l’interdisaient, elle avait décidé de les héberger pour la nuit afin de les mettre à l’abri.
À La Rampe, les bénévoles ont tenté de trouver une solution d’urgence. Pendant plus d’une heure, ils ont appelé le 115 sans succès. Lorsqu’ils ont finalement joint un responsable, celui-ci a expliqué qu’aucune place n’était disponible pour cette famille. Les rares hébergements restants étaient réservés aux femmes victimes de violences.
Pourtant, cette jeune femme avait elle-même subi de graves épreuves. La guerre avait décimé sa famille et elle avait également été victime de violences. À seulement 23 ans, elle devait assumer seule la responsabilité de son frère mineur et de son jeune enfant.
Sans solution d’hébergement, elle s’est tournée vers un hôpital. Celui-ci lui a financé deux nuits d’hôtel et l’a orientée vers une assistante sociale pour la suite de ses démarches. Entre-temps, l’établissement a indiqué qu’il ne souhaitait plus recevoir de nouvelles orientations de familles dans cette situation.
Cette histoire rappelle combien l’accès à un hébergement d’urgence reste difficile pour de nombreuses personnes en grande précarité.
La fondation catholique des Hauts-de-Seine


