
DEUXIEME MARCHE
La Deuxième Marche est une association d’intérêt général qui vient en aide aux personnes sans domicile fixe. Elle propose une formation et une aide à la réinsertion pour des SDF sélectionnés et motivés. La Fondation Sainte-Geneviève apporte son soutien à une belle initiative : le projet "Prises de rues".
La Deuxième Marche est une association d’intérêt général qui aide les personnes sans domicile fixe. Elle propose des formations et un accompagnement vers la réinsertion à des personnes motivées à reconstruire leur vie.
La Fondation Sainte-Geneviève soutient notamment le projet « Prises de rues ».
Comme le souligne Thierry Bizot, vice-président de l’association, les personnes en grande précarité souffrent non seulement du manque de logement ou de travail, mais aussi d’une profonde solitude. L’association cherche donc à leur offrir une présence bienveillante, durable et amicale.
Deux étapes pour se reconstruire
Le nom de l’association repose sur une conviction simple : la réinsertion se construit en deux temps.
La première marche répond aux besoins essentiels. Il s’agit de se nourrir, se vêtir, se laver et trouver un endroit où dormir.
La seconde marche vise à retrouver une place dans la société. Elle aide les personnes qui le souhaitent à accéder à l’emploi et à reprendre confiance en elles.
Une méthode en deux temps
Pour accompagner ce parcours, l’association a développé une approche originale.
Première étape : sortir de la rue pendant une semaine
L’association sélectionne sept personnes sans domicile fixe pour participer à un stage d’une semaine à la campagne.
Loin des difficultés du quotidien, elles découvrent un environnement apaisant. Des professionnels expérimentés animent cette première étape de reconstruction.
Chaque journée alterne activités de bien-être, développement personnel et préparation à l’emploi.
Le matin, les participants pratiquent le yoga, le tai-chi ou la sophrologie. Ils travaillent aussi leur projet professionnel, rédigent leur CV et s’initient à l’informatique.
L’après-midi, ils préparent des lettres de motivation et s’exercent aux entretiens d’embauche. Des séances de relooking complètent le programme.
Le soir, chacun partage un moment convivial autour de jeux, d’échanges ou d’animations musicales.
Deuxième étape : un accompagnement personnalisé
Après le stage, chaque participant rencontre un parrain.
Ces parrains sont souvent des cadres ou des chefs d’entreprise bénévoles. Ils accompagnent leur filleul dans ses démarches et l’aident à construire son projet professionnel.
Grâce à leur expérience et à leur réseau, ils facilitent le retour vers l’emploi.
Des services complémentaires
En parallèle, l’association propose plusieurs services tout au long de l’année.
Trois matinées par semaine, une permanence aide les bénéficiaires dans leurs démarches administratives.
Des cours d’informatique, de sophrologie et de préparation aux entretiens viennent également compléter l’accompagnement.
Par ailleurs, l’association recherche des solutions de logement pour chaque stagiaire. Une adresse stable facilite en effet l’accès aux droits sociaux et la recherche d’emploi.
Pour développer cette offre, elle fait appel à des entreprises, des associations et des particuliers prêts à louer un logement. Elle recherche aussi des propriétaires acceptant la colocation. En retour, elle apporte des garanties concernant le paiement des loyers et le respect des logements.
« Prises de rues » : changer de regard
Avec le projet « Prises de rues », l’association donne la parole aux personnes sans domicile à travers la photographie.
L’initiative est née du constat suivant : les personnes de la rue apparaissent souvent sur les photos, mais elles restent rarement derrière l’objectif.
Le projet « Vu d’en bas » leur permet donc de montrer le monde tel qu’elles le voient.
Une aventure artistique et humaine
Une vingtaine de participants suivent une formation à la photographie. Des écoles d’art et des étudiants parrains les accompagnent dans cette découverte. Parmi les partenaires figurent notamment Louis-Lumière et la Fémis.
Ensuite, les participants réalisent leurs propres clichés. Un concours photo met ces œuvres en valeur auprès du grand public.
Des experts de l’image composent le jury. Le public peut également voter en ligne.
Enfin, une exposition présente les meilleures photographies. La vente des tirages contribue à faire connaître le projet et à sensibiliser le public au regard porté sur les personnes sans domicile.
Le soutien de la Fondation Sainte-Geneviève
La Fondation Sainte-Geneviève soutient ce projet à hauteur de 3 700 €.
Grâce à cette aide, l’association poursuit son action en faveur de la réinsertion et contribue à changer le regard porté sur les personnes les plus fragiles.
La fondation catholique des Hauts-de-Seine


